Assaad est né le 31 juillet 1980 à Aurillac, dans le cantal en Auvergne mais il a vécu à Rabat. Il s’installe par la suite à Paris en
1998 juste après avoir passé son bac au Lycée descartes de Rabat. Il suit trois années de formation de théâtre au Cours Florent de 1999 à 2002, où il a pour professeurs Pierre Guillois, Jérôme
Dupleix, Jérôme Léguillier, Gilles Bourdos. Il tente en 2002 le concours du prestigieux et très sélectif Conservatoire de Paris {Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris} où il
est admis (environ 1500 candidats pour quelques dizaines de places).Il en est sorti diplômé en 2006.
Assaad débute sa carrière au théâtre dans « Zadig » de Voltaire. Il enchaîne ensuite avec « Vagues à l’âme » de Jean-Pierre Garnier, « Le Pain de Roméo » d’Olivier Py, « La Reine écartelée » de
Christian Siméon, « La Nuit des Rois » de Shakespeare, « Hippolyte » de Robert Garnier, « Phèdre » de Racine, « La Femme Fantasque » et « Les Cancans » de Carlo Goldoni, « Petit boulot pour un
vieux clown » de Matéï Visniec, « Le Songe » de Strindberg.
Ils viennent raconter l'histoire de «La reine écartelée» au public marocain. La cour anglaise sera à la rencontre des spectateurs de Marrakech le vendredi 18
avril.
S'inspirant très librement d'Amy Robsart de Victor Hugo, Christian Siméone écrit « la reine écartelée » puisant dans la réalité
historique, l'altérant et la métamorphosant, au gré du drame de personnages résolument modernes, perdus dans l'Angleterre élisabéthaine. Le dramaturge Michel Fau commente la pièce en déclarant «
Christian Siméon signe là une pièce d'une langue de chair au style inclassable, alliant une tragédie vertigineuse à la structure d'un vaudeville. » L'intrigue est celle d'Elisabeth Tudor, « la
reine vierge » qui gouverne depuis vingt ans l'Angleterre d'une main de fer. Elle vient au château de Kenilworth avouer au Comte de Leicester la passion qui la dévore, et en échange lui offre son
trône. Elle ignore qu'avec la complicité de son écuyer, Richard Varnet, Leicester a secrètement épousé Amy Robsart, enlevée à son père Sir Hugh de Robsart. Pris au piège entre un destin royal, et
la condamnation inéluctable de son mensonge, Leicester entraînera avec lui les protagonistes, les précipitant dans sa chute.
La rencontre de la souveraine et du père d'Amy derrière les murs de Kenilworth déclenchera un drame inattendu que nous révèle l'intrigue que les historiens considèrent encore aujourd'hui comme un
«mystère». Mise en scène par Julien Girardet et jouée par les lauréats du célèbre Cours Florent de Paris, la pièce a connu un triomphe après de nombreuses présentations en France. A l'origine, «
la reine écartelée » a été présentée dans le cadre des ateliers de la troisième année. Aujourd'hui, elle est devenue un véritable succès théâtral. Son secret ? Une simplicité des décors, une
lumière qui délimite l'espace et une musique qui indique les ambiances…sont les outils scénographiques choisis par le metteur en scène pour rendre le rythme effréné de la fuite en avant qu'est la
Reine Ecartelée. Ses personnages sont interprétés par Assaad Bouab, Ranck Micque, Thomas Matalou, Marie Favre, Paul Tilmont, tous des camarades de classe du Cours Florent.
Assaad Bouab qui enfile le costume de Richard Varney raconte «Depuis la première présentation en 2003, nous avons toujours voulu faire une tournée avec cette pièce. Mais on devait trouver un
endroit et un moment qui conviennent. Puis, nous avons pensé aux instituts français qui semblent être une bonne idée. A vrai dire, rejouer « la reine écartelée » est toujours un plaisir pour
nous». Assaad Bouab qui, au fil des expériences et des films, trace son parcours doucement mais sûrement renoue avec ses premières amours, le théâtre. Le public marocain le découvre ainsi pour
une première fois sur les planches, dans un monde unique, le théâtre. «Le monde est fait de quelques planches de bois. Et les hommes qui l'habitent ne sont que des ombres qui vous aiment, qui
vous applaudissent et qui vous envient. Ils ne sont nés que pour cela. » écrit Christian Siméon dans le texte de « la reine écartelée».
Le spectateur sera plongé au cœur même de l'action qui doit être révélée et prise
en charge par les acteurs, qui, eux, mêlent le sublime et le grotesque sur une même scène.
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